14.6 C
New York
octobre 6, 2022
ActualitésEconomie

Lutte contre la contrebande : Pour un partenariat public-privé fructueux

Le Chef du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, Daniel Mongue Nyamsi, a mené une large concertation avec les opérateurs économiques il y a quelques jours dans la perspective d’asseoir une synergie d’action qui sera bénéfique à tous.
La rencontre il y a quelques jours entre le chef secteur des douanes du Sud-ouest, Daniel Mongue Nyamsi et une délégation d’importateurs de marchandises en provenance du Nigeria, aura été d’une importance avérée. Ce d’autant plus que dans cette partie du pays, la densité des opérations (importation et exportation) constitue un catalyseur important pour les échanges entre le Cameroun et le Nigeria.
La rencontre qui a donc connu la présence de ces partenaires économiques, comme qui dirait, était tombée à point nommé. C’est d’ailleurs de manière conséquente qu’elle a été appréciée par les parties prenantes qui n’ont d’ailleurs pas manqué de remercier les services des douanes pour cette initiative et surtout pour les efforts consentis en matière de lutte contre la contrebande. Les importateurs ont aussi fait part de leur admiration pour le bon accompagnement de leurs opérations de dédouanement. Sur le vif, ils ont affirmé développer davantage leurs opérations commerciales entre le Cameroun et le Nigéria.
Il faut dire, quel que soit le pays, la contrebande est un fléau aux implications multiples : non seulement elle entraîne des dommages pour les marques, mais elle alimente aussi les trafics et représente en elle-même une activité criminelle qui peut en accompagner d’autres. Les réseaux criminels qui se mettent en place peuvent ainsi contribuer au financement du terrorisme et au trafic d’armes. Il faut donc considérer la contrebande comme une partie d’un ensemble plus vaste.
De surcroît, au-delà des bénéfices dont peuvent parfois profiter des élites locales corrompues, elle porte atteinte à la crédibilité des pays où ce trafic est important et à leur insertion dans les circuits commerciaux mondiaux, ce qui nuit à leur développement. Les produits de contrebande, dont la distribution est quasi toujours assurée par des circuits parallèles, ne sont par ailleurs pas taxés, ce qui contribue à une diminution significative des recettes fiscales des États qui en pâtissent.
Enfin, la contrefaçon, souvent associée à la contrebande, entraîne des conséquences lourdes en termes de santé publique, même lorsque les produits contrefaits sont dangereux à l’origine

En acceptant cette gratitude partagée, le Chef du Secteur des Douanes du Sud-Ouest a invité les opérateurs économiques à dénoncer les pratiques anti-concurrentielles qui ont cours dans leurs localités respectives, dans l’optique de promouvoir le commerce licite et d’inciter un accroissement des recettes douanières, utiles et indispensables pour le développement de la Région et du pays. Il leur a présenté toutes les avantages garantis aussi bien par le Code des Douanes, la réglementation douanière et les autres textes en vigueur pour la soutenabilité des activités économiques. Déjà, il est envisagé une réunion élargie aux transporteurs par route, aux transporteurs par mer et fleuve et les agents maritimes. Le but visé étant d’assurer un même niveau d’information et de viabiliser davantage les responsabilités des uns et des autres, dans le cadre du développement du commerce transfrontalier entre le Cameroun et le Nigéria.

Ericka Nkodo

Related posts

Détergent OLA : la propreté a un nom

Editorial

Sud-ouest : Les recettes douanières en hausse de plus de 2 milliards de Fcfa

Editorial

Lutte contre le braconnage : La sonnette d’alarme tirée au littoral

Editorial

Modernisation des villes : Batouri fait sa mue

Editorial

Surveillance douanière : Le Sud-ouest toujours en éveil

Editorial

Sa Majesté CYRILLE KETCHA est consacré grand conseillé paroissial E.E.C BATHINGOU-CARREFOUR

Editorial

Laisser un Commentaire