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octobre 6, 2022
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Soupçons de corruption de la Snh : Adolphe Moudiki s’en offusque

Il a à cet effet rejeté toutes les accusations portées contre la société dont il a la charge et a même exigé que soient des démonstrations qui l’incrimineraient.

La Snh serait-elle dans la tourmente ? Les révélations faites par un groupe de trois organisations constituées de la Déclaration de Berne, Swissaid et du Natural Resource Governance Institute (US), indiquant que trois traders suisses (Glencore, Vitol et Gunvor) ont acheté, au cours de l’année 2013, près de 50 % de la production pétrolière camerounaise revenant à la Snh, et faisant remarquer que les transactions effectuées par ces firmes helvétiques « présentent d’importants risques de gouvernance, puisqu’elles se produisent dans des contextes caractérisés par des institutions faibles et une corruption endémique », n’ont pas laissé indifférent le Directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (Snh). Ce d’autant plus que les effets de corruption dont est accusé le Cameroun, sont cette fois à l’international. Laquelle impliquerait la Société nationale des hydrocarbures (Snh) et de la Société nationale de raffinage (Sonara) dont des responsables auraient reçu des pots-de-vin d’environ 7 milliards de Fcfa de la part de Glencore Plc, une société multinationale anglo-suisse de négoce de matières premières et d’exploitation minière, pour favoriser les opérations de celle-ci au Cameroun. Pour s’en défendre alors qu’elle est poursuivie par les justices anglaise et américaine pour des actes de corruption, Glencore aurait reconnu avoir corrompu pendant des années des agents publics dans plusieurs pays d’Afrique dont le Cameroun.
Face à cette situation, la Snh voudrait que les responsabilités soient bien situées. Aussi dans un communiqué rendu public, le Directeur général a écrit : « La Société Nationale des Hydrocarbures (Snh) a été informée, par voie de presse, de ce que la société Glencore International AG et ses filiales auraient reconnu, auprès des autorités américaines et britanniques, avoir corrompu des agents publics de plusieurs pays, parmi lesquels ceux de la Snh au Cameroun. A cet égard, il est porté à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale que la Snh n’est, ni de loin ni de près, associée à de telles pratiques, strictement interdites par son Règlement Intérieur. Les autorités américaines et anglaises ont été saisies, en vue de fournir les éléments qui permettraient d’établir la véracité de ces allégations. L’opinion publique sera informée, en temps opportun, de la suite réservée à notre demande ».
Une réaction qui pourrait être comprise comme étant un défi lancé contre les autorités américaines et britanniques. Ces preuves seront-elles fournies ? C’est le grand mystère pour le moment. On se serait attendu à une réaction rapide des accusateurs au regard des facilités qu’offre la technologie, suite à la prompte réponse du Dg de la Snh. On pourrait tout simplement comprendre que mue par cette volonté de déstabiliser le Cameroun, tous les moyens sont mis en œuvre pour parvenir à cette fin. Fort heureusement, les camerounais ne sont pas dupes.
Bon à savoir
La Société Nationale des Hydrocarbures (Snh) du Cameroun est une société à capitaux publics, dotée de l’autonomie financière. Créée le 12 mars 1980, et ayant son siège à Yaoundé, elle a pour mission de gérer les intérêts de l’Etat dans le secteur pétrolier et gazier. A ce titre, elle assure la promotion, le développement et le suivi des activités pétrolières et gazières sur l’ensemble du territoire national. Dans ce cadre, l’entreprise travaille en association avec des compagnies pétrolières internationales, veillant notamment au respect de tous les textes règlementaires ainsi qu’à la maîtrise des coûts d’exploitation et de production. Elle fait en outre du trading pour l’un de ses associés qui lui en a fait la demande. Les prix de vente des bruts camerounais sont fixés par rapport au Brent daté, brut de référence du marché londonien. Suivant les conditions de marché, ces prix présentent une décote ou une surcote qui reflète la différence de qualité par rapport au Brent, le coût du transport jusqu’aux marchés cibles, la demande conjoncturelle pour ce type de brut, etc. Les recettes issues des ventes sont transférées au Trésor public après déduction des charges de production. On sait par exemple que ces transferts à eux seuls (hors impôts et dividendes) se sont établis à plus de 4 688 milliards Fcfa entre 2010 et 2020.
En tant Entreprise citoyenne, soucieuse du développement du Cameroun, la Snh met l’intérêt général au centre de chacune de ses initiatives. Dans cette optique, le personnel est guidé dans ses activités quotidiennes par des valeurs fondamentales communes : quête de l’excellence, professionnalisme, intégrité, sens de l’intérêt commun, contrairement aux allégations faites par les autorités américaines et britanniques.

Grace Engome

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