29 août 2026
Uncategorized

SECTEUR MINIER : LE CAMEROUN VERS UN ASSOUPLISSEMENT DES PROCÉDURES DE RECHERCHE POUR SÉDUIRE LES INVESTISSEURS

Le secteur minier camerounais pourrait connaître un tournant décisif dans les prochains mois. Le Gouvernement envisage un allègement des procédures d’attribution des permis de recherche minière, dans l’optique de rendre le pays plus attractif aux yeux des investisseurs nationaux et internationaux.

La question était au cœur d’un important atelier de réflexion organisé ce jeudi 28 août 2026 à Yaoundé, par le Département de Science politique de l’Université de Yaoundé II, sous le parrainage du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT).

Placée sous le thème: « Le Code minier du Cameroun, trois ans après: bilan et perspectives », cette rencontre a réuni universitaires, experts, opérateurs miniers, représentants de l’administration et de la société civile.

Un Code minier à parfaire

Trois ans après l’adoption du nouveau Code minier, l’heure est au bilan. Si le texte a apporté des avancées notables en matière de transparence et de contenu local, les participants ont unanimement reconnu que certaines lourdeurs administratives continuent de freiner l’élan des investisseurs.

Les procédures d’obtention d’un permis de recherche restent jugées longues, complexes et parfois dissuasives, dans un contexte de concurrence sous-régionale féroce.

« Il faut un cadre plus compétitif, plus lisible et plus rapide, si nous voulons que le Cameroun tire enfin profit de son immense potentiel géologique », a souligné un paneliste.

Cinq projets actifs, cinq autres annoncés

À ce jour, le Cameroun compte cinq projets miniers actifs, dont trois dans le fer – notamment les gisements de Mbalam, de Kribi-Lobé et de Bipindi – et un dans la bauxite avec le projet de Minim-Martap, considéré comme l’un des plus prometteurs du continent.

Cinq autres opérations sont annoncées pour la période 2026-2027, dans l’or, le fer, le rutile et les terres rares.

Un portefeuille qui reste en deçà du potentiel réel du pays, qui abriterait plus de 300 indices miniers répertoriés.

L’enjeu: faire de la mine un levier de développement

Pour les participants, l’assouplissement envisagé ne signifie pas un bradage des ressources. Il s’agit plutôt de simplifier le parcours de l’investisseur tout en renforçant les exigences en matière de respect de l’environnement, de retombées locales et de transformation sur place.

L’objectif du gouvernement est clair: attirer davantage de capitaux sérieux, créer des emplois décents pour les jeunes, et faire des ressources minières un véritable levier de développement et de diversification de l’économie nationale, encore trop dépendante du pétrole et du bois.

Les conclusions de cet atelier devraient être transmises au MINMIDT en vue d’une réforme prochaine de certains décrets d’application du Code minier.

Related posts

Conseil Régional du Sud : sortir de l’impasse, reconstruire l’espoir

Engome

RDPC MVILA NORD-OUEST : BERTRAND MAGLOIRE MENDOUGA PARACHÈVE SON ŒUVRE HUMANITAIRE AUPRÈS DES FEMMES DE NGOAZIP 1 ET NYEP BANE

Engome

GESTION DURABLE DES DECHETS : l’impératif de la numérisation

Engome

LE RDPC MOBILISE SES CADRES EN VUE DES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET LÉGISLATIVES

Engome

Region du Sud : Le centre de stockage et d’emplissage de gaz, de pétrole liquéfié (GPL) d’Ebolowa verra le jour dans 24 Mois

Engome

Pdvir : Célestine Ketcha Courtès prescrit l’action

Editorial