
Rigueur et autorité. Le Préfet du Diamaré, Monsieur Jean Marc Ekoa Mbarga, a engagé une opération de reconquête du domaine privé de l’État. Jeudi 04 juin, il s’est rendu personnellement à Djoundé dans le 2e arrondissement et à Kongola dans le 3e arrondissement de Maroua, à la rencontre des populations installées illégalement sur des emprises publiques.


*Constat alarmant : ventes et constructions sans droit *
Le chef de terre du Diamaré a pu constater sur le terrain l’ampleur du phénomène. Plusieurs personnes occupent ces espaces sans titre ni droit légal. Pire : elles procèdent à des transactions foncières illicites sur le domaine privé de l’État. Parcelles vendues, constructions érigées, titres falsifiés… Une anarchie qui menace la sécurité foncière et bloque les projets d’utilité publique.
Face à cette dérive, le Préfet a décidé d’assainir le secteur foncier. L’objectif est clair : restaurer l’autorité de l’État et sécuriser le patrimoine public pour les générations futures.
Respect de la procédure : mise en demeure avant démolition
S’adressant aux occupants, Jean Marc Ekoa Mbarga a rappelé le cadre légal. Contrairement au domaine public, le domaine privé de l’État est aliénable. Cela signifie que l’État peut le céder ou le vendre, mais uniquement selon les procédures prévues par la réglementation en vigueur : immatriculation, morcellement, attribution, acte de vente signé par l’autorité compétente.
Or, les occupations constatées à Djoundé et Kongola violent toutes ces règles. Aucun titre, aucune procédure, aucune autorisation.
Le Préfet a donc réaffirmé que les constructions réalisées sur ces emprises publiques feront l’objet de démolitions après expiration d’une mise en demeure restée sans effet. L’administration a déjà notifié les avertissements. Place maintenant à la phase coercitive.
Assainissement foncier pour protéger l’intérêt général
Cette opération vise deux objectifs majeurs :
Préserver le patrimoine foncier de l’État : réserves pour écoles, hôpitaux, routes, équipements collectifs.
Rétablir l’ordre et la légalité dans les transactions foncières pour décourager les ventes illicites et protéger les acquéreurs de bonne foi.
Pour le Préfet du Diamaré, il n’y a pas d’ambiguïté. Le domaine privé de l’État appartient à tous les Camerounais. Il ne peut être occupé ou vendu que selon la loi.
L’administration départementale lance donc un appel : toutes les personnes occupant illégalement le domaine de l’État sont invitées à se rapprocher des services compétents du cadastre et des domaines pour régulariser leur situation ou libérer les emprises. Passé le délai de mise en demeure, la loi s’appliquera dans toute sa rigueur, sans distinction.
Avec cette descente à Djoundé et Kongola, Jean Marc Ekoa Mbarga envoie un signal fort : la tolérance est terminée. Le Diamaré entre dans une phase d’assainissement foncier durable.

