5 mai 2026
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Conseil Régional du Sud : sortir de l’impasse, reconstruire l’espoir

Un bilan peu convaincant

À l’aube de l’élection régionale du 30 novembre 2025, la région du Sud se trouve à la croisée des chemins. Terre d’immenses potentialités, elle demeure paradoxalement perçue comme un espace en stagnation, parfois même comme un territoire abandonné aux lenteurs institutionnelles et aux blocages structurels. La responsabilité en incombe, en grande partie, à un exécutif régional sortant dont le bilan peine à convaincre.

Des attentes déçues

Entre projets inachevés, absence de vision cohérente et difficulté à impulser un véritable développement de proximité, la gouvernance régionale n’a pas su se hisser au niveau des attentes légitimes des populations. Pire encore, les soupçons récurrents de détournements, les accusations d’opacité dans la gestion et les crédits non consommés ayant pénalisé la région ont renforcé le sentiment d’un Sud laissé-pour-compte.

Un appel à la responsabilité

Il est impératif de le rappeler avec la fermeté qu’exige la situation : la décentralisation n’est pas un slogan, encore moins une faveur accordée aux élus, mais un instrument majeur de transformation économique et sociale. Dans le Sud, cet objectif a été visiblement trahi.

Des populations en attente

Les populations attendaient des projets structurants, un accompagnement réel des communes, une meilleure absorption des ressources, un soutien palpable aux jeunes, aux femmes, aux agriculteurs, aux acteurs culturels, bref une action publique qui change concrètement la vie. Elles n’ont obtenu, pour l’essentiel, que des frustrations, des blocages et une administration régionale perçue comme distante, inefficace et souvent préoccupée par ses propres querelles internes.

Un nouveau départ

Il est temps que la reddition des comptes devienne le socle de toute gouvernance régionale. L’élection du 30 novembre ouvre donc une nouvelle page, et les futurs conseillers régionaux doivent comprendre l’ampleur de la mission qui les attend. Ils ne sont pas élus pour perpétuer les erreurs d’hier, mais pour réparer, reconstruire et réinventer.

Un espoir retrouvé

Le Sud a besoin d’élus engagés, présents sur le terrain, capables d’impulser des projets viables et mesurables, de collaborer avec les communes, de rattraper les retards accumulés et de redonner confiance aux populations. Il s’agit, en somme, d’entrer pleinement dans la dynamique d’une décentralisation vécue et non proclamée

L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action. Les populations du Sud attendent désormais un exécutif capable d’incarner la rigueur, la transparence et l’efficacité. Le 30 novembre peut marquer le début d’un renouveau. Encore faut-il que les nouveaux élus fassent enfin de la région du Sud ce qu’elle mérite d’être : un pôle de développement, de dignité et d’espoir retrouvé.

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